La Transvésubienne 2018 par Frank Guillot

Le week-end dernier n'était pas seulement à suivre pour l'EWS d'Olargues, c'était aussi les 30 ans de la mythique épreuve de la Transvésubienne et cette édition n'a pas dérogée à la règle, les concurrents ont encore eu droit à un parcours d'anthologie (75km / 3000D+) auquel s'est mêlé la neige, les orages et la pluie!
 
Frank Guillot était présent sur cette épreuve 1 mois après l'Epic Enduro, et il nous en raconte un peu plus sur son week-end dans le 06!
 

 

Frank, comment on se sent 1 mois après l'Epic Enduro et la veille d'aborder la mythique TransV ?
L’Epic m’avait évidemment laissé des traces, j’avais donc décidé de faire assez light niveau roulage et repos la semaine précédant cette TransV. Le samedi durant le prologue j’avais plutôt l’impression d’être "pas mal".

Et comment on se sent après avoir fini ces 2 épreuves en 1 mois?
Totalement lessivé ! J’ai cette fâcheuse faculté à ne jamais gérer l’effort et à être souvent à bloc ! Ça laisse donc des traces !

Raconte nous un peu ta TransV, il paraît que ça a démarré avec un axe de roue oublié !
Dans le stress de la préparation, j’ai oublié mon axe arrière hyperboost de mon PIVOT SWITCHBLADE et impossible d’en trouver un sur place! Heureusement que mon ami François Feyt de TOPWHEELS qui venait nous faire la logistique sur la course avait pris son vélo, du coup j’en ai profité pour lui salir pendant 8hrs!
Le prologue du samedi, court mais déjà bien glissant suite au gros orage survenu 15mn avant le départ, s’est avéré annonciateur de l’enfer qu’on allait vivre le lendemain.
Un départ à 7h du matin sous un ciel déjà menaçant... Les poussages dans la neige au bout d’1h30 de course, les 1ères descentes très glissantes qui ne te laissent aucun répit, 2 gros portages (Utelle et Levens) qui m’ont fait très mal, des singles à descendre dans des paysages magnifiques te faisant momentanément oublier ta souffrance...
La dernière heure de course a été infernale sous un orage dantesque mais l’arrivée sur la Promenade des Anglais pour une 67ème place Scratch et une 4ème place en M50 a été une vraie délivrance.
Un grand merci à George Edwards et à tous les bénévoles pour l’organisation de cette course; une vraie épreuve de vélo de montagne !

Photo: Cyril Charpin© 

Quel moment en particulier retiens-tu de cette TransV?
Sûrement la descente du Mont Chauve sous une pluie diluvienne, le sentier très technique s’est vite transformé en torrent, c’était plutôt incroyable à rouler ! Et le passage sur les hauteurs de Nice dans une jungle boueuse, on se serait cru en Amérique du Sud !

Si tu devais comparer l'Epic et la TransV, que dirais tu?
Attention, ça n’est que mon avis personnel! Sur l’Epic et malgré le dénivelé plus important, tu as les moyens de gérer ton temps, ta fatigue, les portes horaires sont plutôt larges. Sur la TransV, avec le chrono qui défile et la masse de concurrents autour de toi, tu n’as aucun répit.

Alors, 66 ou 06? 😉
Pourquoi pas une Trans66 ? 😉

Quel est le programme pour la suite?
Ma maladie ne me permets pas de me mettre dans le rouge continuellement, c’est la raison pour laquelle je ne fais que quelques courses dans l’année.
Donc zéro vélo pendant une semaine, ça c’est sûr ! Ensuite sorties entre potes,VTT autour de notre mythique Canigou et de beaux #Spanishride sur route... 

Un dernier mot à dire?
#rideislife 

Et pour finir je tiens à remercier particulièrement mes partenaires qui me permettent de réaliser ça dans les meilleurs dispositions: Mohawks Cycles pour le Pivot Switchblade auquel j'ai dû être infidèle cette fois seulement, Topwheels pour les roues, Guyonneau Distribution pour m'assurer du grip au sol avec les gommes Continental et Rocday pour les tenues!

Photo: Cyril Charpin©


Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés